Ouvrons les portes - Regards sur la migration

A propos de l’exposition Ouvrons les portes - Regards sur la migration

Ils sont comme vous et nous. Venus de partout. De là-bas, d’ici.

Ils ont tous les âges, tous les genres, toutes les conditions, toutes les cultures.

Ils partagent une même conviction. Le monde est plus beau, la vie est plus belle, plus riche, plus intéressante, plus humaine, quand les portes sont ouvertes ou s’ouvrent à l’autre.

Cette exposition, organisée par Médecins du Monde en appui aux programmes d’aide et de soutien que l’association mène partout au service des plus vulnérables, leur donne la parole.

C’est une parole de solidarité, un antidote contre la peur et la haine.

Ouvrons nos portes !

Crédits & remerciements

Créé en 1980, Médecins du Monde est un mouvement indépendant de militants actifs, en France et à l’international, qui soignent, témoignent et accompagnent le changement social. À partir de programmes médicaux innovants et grâce à un travail de plaidoyer, nous mettons les personnes exclues et leurs communautés en capacité d’accéder à la santé tout en nous battant pour un accès universel aux soins.

De la Syrie à la Grèce, d’Istanbul à Calais, Médecins du Monde accompagne les migrants et les réfugiés tout au long de leur parcours et leur vient en aide à travers différents programmes humanitaires. Nos équipes se mobilisent pour leur offrir des soins, un soutien psychologique et les informer de leurs droits en matière de santé et d’accueil.
Médecins du Monde milite pour un monde où tous les obstacles à la santé auront été abolis, un monde où la santé sera reconnue comme un droit fondamental.

Conception graphique : Marion Dorel
Coordination et adaptation des textes : Olivia Amos, Luc Evrard,
Thomas Flamerion, Alexandre Jalbert, Justine Roche.
Relecture : Anne-Sophie Le Goff
Réalisation du site : studio neuvième page
Samuel Lugassy pour les photographies

Merci à tous les contributeurs pour la richesse et la sincérité de leurs témoignages,
leur implication et leur enthousiasme.

Merci également à toutes celles et à tous ceux qui ont aidé à la réalisation de ce projet :
Pierre-Marie Blanc, José Carvalho, Juliette Chevalier, Jean-François Corty, Luc Evrard, Anne Farhane, Yona Hillat, Annelise Landureau, Bastien Laurichesse, Corinne Thaler, Pierre Mankowski, Cédric Meunier, Livia Otal, Virginia Palumbo, Nicolas Peyre, Pauline Pitou, Jean-Charles Sibylle, Lamia Somai.

Hamid Al-Ezzo

Réfugié

Aujourd’hui, Homs est à terre. Dévastée. Je ne reconnais plus ma ville. C’était un endroit tranquille où l’on ne risquait jamais rien. Ma vie en Syrie était si douce que je n’avais pas imaginé une seule seconde quitter un jour mon pays.

Si nous sommes partis, avec ma femme Madina, c’est pour donner la chance à nos 3 filles d’avoir un avenir. Je vous le raconte comme ça mais c’est inimaginable les horreurs qui se produisent là-bas. C’est effroyable.

Nous sommes arrivés en France il y a 4 mois. Nous vivons sous une tente près du périphérique, à la Porte de Saint-Ouen. Les enfants, quel que soit leur âge, ont besoin d’un abri, d’un foyer. Parfois mes filles me disent qu’elles veulent aller à l’école mais malheureusement je suis obligé de leur dire qu’elles ne le peuvent pas : « Il n’y a pas d’école ici pour vous ».

Souvent les gens viennent nous voir. Ils nous aident, ils donnent ce qu’ils peuvent. Pas forcément de l’argent ou un abri. Parfois juste de la considération.
J’aime cette France-là, le pays des droits de l’homme. Mais à la minute même où j’apprends que mon pays n’est plus en guerre, j’y retourne tout de suite. Rien que de penser à Damas, ça me brise le cœur. Je ne peux même pas en parler sans pleurer.